Dinde, gibier, plateau de fromages ou simplement une soirée raclette : quel rouge mettre sur la table ? Beaucoup choisissent une bouteille puissante et boisée « parce que c’est la fête ». Mais après un long repas de cinq services, c’est souvent trop. Cette année, nous misons sur des rouges frais et plus légers, à servir légèrement frais. Juteux, ils mettent les plats en valeur et invitent à un deuxième verre.
Pourquoi un rouge plus léger convient si bien à un menu de fête
- Il s’accorde avec beaucoup de plats à la fois. Volaille, dinde, gibier rôti, champignons et même un poisson sauce au vin rouge : un rouge frais aux tanins souples est un choix sûr.
- Il ne fatigue pas. Moins d’alcool et moins de bois, et l’on apprécie encore après le plat principal.
- Servez-le plus frais que vous ne le pensez. Vers 14 à 16°C, le fruit et la fraîcheur s’expriment le mieux. Mettez la bouteille vingt minutes au réfrigérateur avant de servir.
Trois cépages avec une histoire
Vous voulez surprendre vos invités ? Ces trois cépages sont un sujet de conversation garanti.
Le Vernatsch, la vieille dame du Haut-Adige
Le Vernatsch, appelé Schiava en Italie, fut longtemps le cépage le plus planté du Haut-Adige. On l’a souvent considéré comme un vin simple, mais des vignerons comme Ignaz Niedrist montrent tout son potentiel. Son Kalterersee provient de vignes de plus de 80 ans, encore en pergola traditionnelle au-dessus du lac de Caldaro. Léger, frais et délicieux avec la volaille ou la charcuterie.
Le Trousseau, le caméléon du Jura
Le Trousseau est un cépage rouge typique du Jura : robe claire, mais étonnamment épicé. Le saviez-vous ? Au Portugal, le même cépage s’appelle Bastardo. Goûtez donc le Trousseau du Domaine Grand à côté du Reserva Rosé Bastardo de Vinilourenço du Douro. Et pour découvrir vraiment le Jura, terminez par un Château-Chalon vin jaune avec un vieux Comté.
Le Ramisco, le vin du sable
Colares, près de Lisbonne, est la région viticole la plus occidentale d’Europe. Le Ramisco y pousse franc de pied dans le sable profond de la côte atlantique, où le phylloxéra n’a jamais pu s’installer. Austères dans leur jeunesse, ces vins peuvent vieillir des décennies. Nous avons quelques bouteilles anciennes et rares de Viúva Gomes, comme le Colares 1969 et même un Colares 1934. Une bouteille à ouvrir ensemble, en racontant son histoire.
Nos coups de cœur pour la table des fêtes
- Morgon Côte de Py du Manoir du Carra : Gamay de l’un des coteaux les plus célèbres du Beaujolais, juteux et structuré.
- Pinot Noir Alte Reben de Markus Huber : un Pinot Noir élégant de vieilles vignes autrichiennes.
- Bourgogne Pinot Noir Vieilles Vignes du Domaine Masse : un Bourgogne rouge classique de la Côte Chalonnaise.
- Le Rougissant de Vin de Liège : le nouveau rouge léger liégeois, pour ceux qui veulent servir local.
Vous préférez quelque chose de plus puissant avec le gibier ou la viande rouge ? Essayez la Lagrein Riserva d’Ignaz Niedrist : ample, épicée et profonde.
Une bouteille avec une histoire à offrir
Un bon vin ne doit pas être cher ou connu pour faire impression. Ce qui reste, c’est l’histoire. Pensez à un magnum pour la grande tablée, comme le Maranges 1er Cru d’Aurore Bachelet, à un Colares historique pour l’amateur, ou associez une bouteille à un verre universel Lehmann soufflé bouche.
Vous hésitez ? Demandez-nous conseil, ou venez déguster lors de notre dégustation de fin d’année les 28 et 29 novembre.

